SPEED ART stellaire !

July 28, 2018

 

 

Il y a des projets dans lesquels on se lance, sans savoir si on arrivera au bout un jour, mais qui te motivent à fond à chaque nouvelle étape que tu entâmes.

 

Pour faire rapide, lorsque la version 2 du plug-in  Element 3D est sortie sur After Effects, je me suis mis en tête d'essayer de le pousser autant que mon matos le pourrait afin d'obtenir des résultats les plus réalistes possibles. Et plus ça allait, plus je découvrais des possibilités, assez lourdes à gérer, mais vraiment efficace et pouvant donner des résultats tout bonnement incroyables en 3D pour qui ne maîtriserait pas les logiciels de modélisation les plus classiques. Le problème, c'est qu'au final j'ai eu l'impression d'avoir fait le tour assez vite, même si générer de nouvelles images me faisait toujours autant plaisir ! Me contentant au départ de créer des images fixes, j'ai donc logiquement commencé à réfléchir sérieusement à passer à l'étape supérieure en mettant tout ça en vidéo, ce qui est au final plus compliqué que je ne le pensais, les défauts du plug-in étant largement plus visibles une fois mis en images animées. Le défi sera donc de créer des images vidéo aussi propres que les images, et ça signifie dompter les bugs (car rien n'est parfait) et trouver des astuces pour contourner les limitations du plug-in (notamment des erreurs de rendus qui apparaissent lorsqu'on travaille sur des scènes créées sur un espace un peu trop large).

 

Seulement, créer de petits plans animés indépendamment, c'est sympa, mais c'est un peu vain, et j'avais besoin d'un vrai fil rouge, ou au moins un thème commun à suivre, pour aboutir au final pourquoi pas à une petite démo de 2 ou 3 minutes. C'est à ce moment-là que j'ai redécouvert 2001 : l'Odyssée de l'Espace, et que j'ai une nouvelle fois pris une claque en particulier sur les effets spéciaux du film. Du coup, je me suis renseigné un peu sur le sujet et j'ai absorbé une bonne grosse dose de bonus Blu-Ray, articles et vidéos, et j'ai découvert la personne hallucinante derrière ces images : Douglas Trumbull. Il y a énormément à dire sur ce monsieur, mais cet article est déjà un peu long pour décrire une vidéo de 5 minutes au final ! Outre la fascination pour le bonhomme qui s'est développée en moi, une chose m'a intriguée et qui aurait pu largement changer la gueule du film de Kubrick.

 

 

Il faut savoir que Douglas Trumbull est un bricoleur de génie, et qu'il a des théories sur les hautes fréquences d'images au cinéma auxquelles j'adhère tout particulièrement. Le problème, c'est que les innovations du monsieurs coûtent affreusement cher pour l'époque, et je pense qu'aujourd'hui, ça doit douiller un peu beaucoup également. Le dernier précédé de Trumbull est humblement nommé MAGI. Qu'est-ce donc ? Et bien c'est un procédé consistant à tourner un film en 3D à 120 images par secondes et à le projeter avec les mêmes spécifications, et évidemment en 4K. On va pas détailler de trop, mais ce qu'il faut retenir dans le MAGI, c'est que le but est d'offrir une expérience immersive comme jamais au spectateur, en essayant au maximum de faire oublier l'écran, que ce soit par le placement du spectateur dans une salle spécialement étudiée pour, mais également grâce à la technique HFR à 120 images par secondes, visant à rendre le visionnage en 3D plus agréable en limitant le scintillement de l'écran, mais également plus réaliste, avec une fréquence d'images par secondes avoisinant celle de la persistance rétinienne. Pourquoi, parler du MAGI ? Parce que l'ancêtre de ce procédé est une autre idée de Douglas Trumbull nommée le Showscan, qui consistant à filmer à 60 images par secondes, sur pellicule 70mm. Sauf que la pellicule ça coûte super cher, et que c'est pour cette raison que le précédé a été tout simplement abandonné, personne ne voulant produire un film bouffant presque 3 fois plus de pellicule qu'un tournage normal, surtout sur une pelloche 2 fois plus large que celle utilisée habituellement. Pourquoi parler du Showscan ? Car les premières expérimentations datent de l'époque de 2001, et qu'aux dires de Trumbull, il semblerait que Kubrick n'était pas fan de la fréquence classique de 24 images par secondes, et que le Showscan l'intéressait beaucoup pour son odyssée spatiale...

 

En apprenant ça, une pensée m'est venue : j'aurais vraiment adoré voir le film dans ce format-là, et je suis persuadé que l'expérience aurait été mille fois plus impressionnante !

 

Et voilà où j'ai trouvé mon fil rouge au final... Quitte à galérer pour créer des images 3D vidéo aussi réalistes que possible autant s'inspirer de ce qu'aurait pu être 2001, et créer des images spatiales en utilisant la technique développée par le MAGI de Trumbull autant que je le puisse, ce qui me permettra en plus de tester la stéréoscopie qui m'intrigue également au plus haut point !

 

Voici donc un petit timelapse, d'un des plans de ce projets. J'espère vraiment arriver à mener à bien tout ce que j'ai en tête, en tout cas je m'amuse comme un petit fou et j'apprends vraiment plein de trucs en faisant. En faisant des boulettes surtout, mais en faisant quand même ;) Je vous souhaite une bonne vidéo, j'y ai ajouté une petite bande du regretté David Bowie pour faire plaisir à vos oreilles en même temps ;)

 

 

 

 

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